L’Académie de Médecine a demandé dans un récent rapport un encadrement de la pratique du piercing et du tatouage. Cette demande fait suite pour l’Académie à de nombreuses complications infectieuses suite à la pose d’un piercing, ou d’un tatouage. Ces actes sont apparentés à des actes chirurgicaux, et souvent réalisés dans des conditions d’hygiène douteuses.

Le rapport de l’académie de Médecine, baptisé « Piercings et tatouages : la fréquence des complications justifie une réglementation ». Ce rapport indique que les tatouages et les piercings sont assimilables à des petits actes chirurgicaux, et doivent être réglementés pour répondre à des règles d’hygiène strictes.

L’alerte lancée par l’académie de Médecine est justifiée par le fait que de nombreux adolescents et jeunes adultes sont très demandeurs de piercings et tatouages, très en vogue actuellement. Le tatouage toutefois est moins risqué, car les tatoueurs ont établi une charte de qualité qui garantit la stérilisation de tous leurs instruments, selon le président du Syndicat des dermatologues.

Par contre le cas du piercing est plus alarmant. En effet, cet acte peut être un élément déclencheur de maladies infectieuses ou microbes de la peau de type staphylocoque, particulièrement virulent à certains endroits comme la narine. Les piercings peuvent même provoquer des infections susceptibles d’altérer le coeur, comme l’endocardite, une inflammation de l’enveloppe interne du cœur (Les valves cardiaques sont une partie de l’endocarde). Les piercing réalisés sur les parties génitales et dans la bouche seraient les plus infectieux.

Pour éviter ces problèmes, il suffirait simplement d’utiliser un antiseptique alcoolisé ou un antibiotique. Rappelons que le piercing a pour conséquence de perforer les vaisseaux sanguins, et donc la possibilité de transmettre des virus, comme l’hépatite C…





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Cet article a été posté le Lundi 7 janvier 2008 à 10:21 dans la/les catégorie(s) Santé. Vous pouvez suivre les commentaires de cet article via le flux RSS 2.0.

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1 commentaire


  1. Mickaël le 22 janvier 2008 à 13:26

    Sans m’attader sur le bien fondé de cet article, je tiens à apporter quelques précisions en tant que percé (dont langue,sein et parties génitales): s’il y a un risque sanitaire lors d’un acte de piercing, il ne l’est pas plus que lorsque n’importe quelle intervention de micro chirurgie; les piercings génitaux sont au contraire le moins sujets aux infections (si l’on a une hygiène de vie correcte bien entendu); l’alcool est la pire chose que l’on puisse mettre sur un piercing en cicatrisation (l’alcool creusant les chairs et ne permettant pas une bonne cicatrisation).
    Et par rapport au tatouage, la soi disant charte de qualité est une arlésienne à laquelle à peine 10% des tatoueurs français ont adhéré, et qui n’a de plus aucune valeur juridique, car si l’on applique la loi française au pied de la lettre, toute intervention touchant à l’intégrité du corps humain sans but thérapeutique est formellement interdite! (d’après l’amendement du code Civil voté par l’administration Giscard, sur les propositions de Simone Veil qui étaient dirigées pour la protection des enfants victimes de mutilations « Tribales » (excision, etc…).
    Voilà, juste pour dire que si des réglementations concernant ces pratiques sont indispensables afin d’empêcher les scratcheurs de pratiquer, il faut relativiser les choses et se renseigner auprès des professionnels du secteur afin de ne pas véhiculer de contres vérités.
    P.S: Le collagène dans les lèvres ou les paralysies faciales au Bottox, c’est thérapeutique?

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