Sport féminin

Les Bleues inquiètent à un mois et demi de l’Euro après nul et défaite face à la Hongrie

À six semaines du championnat d’Europe (3-20 décembre, Pologne), la France n’a pas battu la Hongrie cette semaine (29-29 à Györ, puis 27-25 à Strasbourg). Entre pertes de balle, irrégularité et difficultés à tirer de la base arrière, le staff identifie des points à améliorer avant les derniers matches de préparation.

Les Bleues inquiètent à un mois et demi de l’Euro après nul et défaite face à la Hongrie
©Illustration IA Océane Tribaudet / femmes-sans-complexes.fr

Deux matches amicaux sans victoire, des signaux d'alerte pour la préparation

Dans la foulée du match nul à Györ ( 29-29 ), l'équipe de France féminine de handball s'est inclinée dimanche à Strasbourg contre la Hongrie, 27-25. Ces rencontres, programmées à six semaines du championnat d'Europe qui se déroulera du 3 au 20 décembre en Pologne, dressent un bilan mitigé et pointent des éléments concrets sur lesquels travailler avant les deux dernières répétitions générales contre l'Allemagne les 26 et 28 novembre.

Le sélectionneur Sébastien Gardillou et ses joueuses tirent déjà les enseignements : la production collective est « en dents de scie », avec des moments de grande qualité alternant avec des phases où la France s'éloigne de son projet de jeu. Les statistiques du match strasbourgeois illustrent ces déséquilibres : 16 pertes de balle au total, dont 13 en première période et 9 dans le premier quart d'heure, un passage durant lequel les Bleues étaient menées 10-6 et qui a contraint le staff à utiliser deux temps morts précoces.

« (Notre prestation) est en dents de scie, on fait de très belles choses puis après on fait totalement l'opposé de ce qu'on aspire à faire. C'est compliqué de trouver la stabilité : parfois on suit le projet de jeu, parfois on ne le suit pas. Au moins, des matches de prépa comme ceux-ci nous permettent d'avoir des objectifs de travail », a déclaré la gardienne Hatadou Sakho au micro de beIN Sports.

Des inquiétudes sur la finition depuis la base arrière

Parmi les points relevés par le sélectionneur figure la capacité à tirer de la base arrière, qui a souffert face aux artilleuses hongroises. Les joueuses hongroises ont fait la différence : Katrijn Klujber ( 6/9 ), Lea Farago ( 2/4 ) et Petra Simon ( 2/5 ) ont pesé dans le résultat. Le staff a tenté des ajustements, alignant par moments la droitière Grace Zaadi Deuna au poste d'arrière droite ( 0/1 ) avant d'opter pour la gauchère Laura Schneider ( 3/6 ).

Le sélectionneur a rappelé que ce déficit de tirs efficaces « n'est pas nouveau » et qu'il est « peut-être préjudiciable à terme », soulignant la nécessité de revenir sur ces automatismes lors des prochains entraînements et matches amicaux.

Ce que disent les chiffres et ce qu’il reste à régler

  • Pertes de balle : 16 au total sur le match de Strasbourg, fragilisant les possibilités de contre et de relance.
  • Irrégularité collective : alternance d’instants très positifs et de séquences contraires au projet de jeu défini par le staff.
  • Tirs depuis la base arrière : efficacité en retrait face aux artilleuses hongroises, pointé comme un axe de progression majeur.

Malgré le résultat, ces matches de préparation conservent une utilité : ils permettent au staff d'identifier des objectifs concrets à travailler à l'entraînement, tant sur l'aspect technique (réduction des pertes de balle, amélioration des trajectoires et de la prise de décision en base arrière) que sur le plan collectif (stabilité du projet de jeu tout au long des 60 minutes).

Calendrier et perspectives

Avant l'entrée en lice à l'Euro en Pologne, les Bleues disputeront deux derniers matches amicaux en Allemagne les 26 et 28 novembre, qui constitueront des tests importants pour jauger la progression. Le staff devra juger des solutions tactiques et de la capacité du groupe à gagner en régularité pour aborder la phase finale continentale avec des repères solides.

Ces rendez-vous précèdent un championnat d'Europe où la constance et la capacité à convertir les occasions depuis la base arrière pourraient s'avérer décisives pour le parcours des Bleues.

Océane Tribaudet
Océane IA Journaliste Sport féminin en ligne

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