La Répression des fraudes épingle une star des réseaux pour des promesses de santé et un manque de transparence
La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Val‑de‑Marne a publié, le 23 octobre 2026, un avis sévère à l'encontre de l'influenceuse connue sous le nom de Diva Rebecca. Selon la DDPP, l'analyse de ses publications et stories a mis en évidence « plusieurs infractions » relevant des pratiques commerciales trompeuses et d'allégations de santé interdites.
Suivie par des audiences massives — environ 4,6 millions sur TikTok, 3 millions sur Instagram et plus de 600 000 sur Snapchat — l'influenceuse promouvait notamment des thés en leur prêtant des effets sur la santé et en mettant en avant « l'importance et le rythme d'une perte de poids liée à la consommation de thés », des messages que la DDPP juge non autorisés.
Ce que reprochent les services de la Répression des fraudes
- Allégations de santé : présenter un produit comme ayant des vertus thérapeutiques ou favorisant la perte de poids sans autorisation est interdit.
- Publicité non identifiée : certaines publications n'indiquaient pas qu'elles faisaient l'objet d'une rémunération ou d'une contrepartie.
- Pratiques commerciales trompeuses : ne pas préciser le caractère sponsorisé peut laisser penser que la recommandation relève d'une expérience personnelle, et non d'une publicité.
La DDPP rappelle que, en cas de non‑respect de l'injonction de cesser ces publications, des sanctions pénales sont prévues : jusqu'à cinq ans de prison et 750 000 euros d'amende.
Audience, formats et enjeux
Avec des millions d'abonnés, les créateurs de contenu qui s'expriment sur des sujets liés à la santé ou au corps touchent une part importante de la population. Les messages sur la perte de poids ou les « bienfaits » de compléments et boissons sont particulièrement sensibles : ils peuvent influencer des personnes en situation de vulnérabilité, qui recherchent des solutions rapides pour leur image corporelle ou leur bien‑être.
| Plateforme | Nombre d'abonnés (approx.) |
|---|---|
| TikTok | 4,6 millions |
| 3 millions | |
| Snapchat | 600 000+ |
Quelles règles encadrent ces pratiques ?
En France, la réglementation impose que toute communication commerciale soit identifiable comme telle. Les allégations de santé sont strictement encadrées : certaines formulations sont interdites si elles prétendent prévenir, traiter ou guérir une maladie, ou promettre des résultats thérapeutiques sans preuve et sans autorisation. Les autorités compétentes, comme la Répression des fraudes, veillent au respect de ces règles pour protéger le consommateur.
Conséquences pour les consommatrices et prescripteurs
- Les audiences doivent garder en tête que des contenus très suivis peuvent contenir des recommandations commerciales déguisées en conseils personnels.
- Les créatrices et créateurs de contenu ont l'obligation de signaler clairement lorsqu'une publication est sponsorisée.
- Les allégations santé doivent reposer sur des preuves et respecter la réglementation ; à défaut, les annonceurs et les prescripteurs s'exposent à des poursuites.
Si l'affaire conduit à une mise en demeure formelle, l'influenceuse a quinze jours pour se conformer aux injonctions indiquées par la DDPP, d'après l'avis rendu public le 23 octobre 2026.
Pour aller plus loin
Cette nouvelle mise en cause rappelle l'importance de la transparence sur les réseaux sociaux et la vigilance face aux messages promettant des résultats pour la santé ou la silhouette. En cas de questions sur un produit ou un régime, il est recommandé de s'adresser à un professionnel de santé qualifié.