Une ONG française garde le cap sur l’éducation des filles et des enfants vulnérables
Malgré le bouleversement politique et les restrictions qui pèsent sur les droits des femmes depuis le retour des talibans au pouvoir en 2021, une ONG fondée par une Alsacienne poursuit son action sur le terrain. Le Pélican, créé par Ariane Hiriart, gère aujourd’hui six écoles à Kaboul et emploie localement 56 personnes, selon son témoignage publié par Le Dauphiné le 25 octobre 2026.
L’action de l’organisation ne se limite pas à l’enseignement classique : deux écoles accueillent des enfants sourds, deux autres des enfants trisomiques et mentalement déficients, et l’ONG dirige aussi un atelier de couture. Le Pélican affirme suivre en partie le programme scolaire afghan tout en y ajoutant des modules d’informatique, d’anglais et des temps de jeux et de sport.
"On fait 400 repas par jour, soit 25 kilos de riz. Je pense qu’ils nous acceptent aussi parce que notre budget annuel de 400 000 dollars est uniquement destiné à ce projet à Kaboul et c’est une grande aide pour l’économie du pays." — Ariane Hiriart, fondatrice du Pélican
Ces chiffres fournis par la fondatrice illustrent l’ampleur opérationnelle de l’ONG sur place : 400 repas par jour distribués et un budget annuel de 400 000 dollars affecté au projet kaboulien. Selon Ariane Hiriart, cet engagement financier et social contribue aussi à l’économie locale, ce qui facilite l’acceptation de l’organisation dans un contexte politique sensible.
Des choix pédagogiques et des activités au-delà de l’école
Le Pélican adapte son offre éducative pour répondre aux contraintes locales et aux besoins spécifiques des enfants. En plus des cours, l’ONG conserve un « espace de jeux, de sport, de rigolade » pour des enfants qui travaillent parfois en dehors de l’école. L’atelier de couture constitue par ailleurs une voie d’insertion pour certaines filles et jeunes femmes, tandis que les classes spécialisées pour enfants sourds ou avec un handicap mental visent à combler des lacunes de l’offre éducative locale.
- Six écoles gérées par l’ONG à Kaboul.
- Deux écoles pour enfants sourds; deux pour enfants trisomiques et mentalement déficients.
- 56 employés locaux travaillant pour Le Pélican.
- 400 repas servis chaque jour.
- Budget annuel déclaré : 400 000 dollars dédié au projet à Kaboul.
La fondatrice rappelle aussi la nécessité d’équilibrer le respect des contraintes locales, notamment sur l’éducation religieuse, avec l’objectif d’offrir un apprentissage large et des conditions qui favorisent le bien-être des enfants. Elle note que certains choix — comme le repas chaud quotidien — contribuent à maintenir l’acceptation des activités de l’ONG par les autorités et les communautés locales.
Une action humanitaire persistante dans un contexte difficile
Le témoignage d’Ariane Hiriart met en lumière la réalité d’ONG françaises qui continuent d’intervenir en Afghanistan malgré les risques et les restrictions. Le maintien d’écoles pour filles et d’établissements spécialisés illustre une forme d’engagement sur le long terme, avec des retombées sociales et économiques pour les populations locales.
Ce récit souligne aussi les défis de l’action humanitaire : financer des projets, recruter et payer des équipes locales, et concevoir des programmes compatibles avec des cadres politiques et culturels contraints. Les chiffres fournis par l’ONG donnent une image concrète de l’effort logistique et financier nécessaire pour maintenir ces initiatives.
Pour toute information complémentaire sur les conditions de scolarisation et la protection des droits des femmes en Afghanistan, il est recommandé de consulter les rapports d’ONG spécialisées et les publications d’organismes internationaux qui suivent la situation sur place.