Une stratégie pour donner aux entrepreneures marocaines les moyens de grandir
Le vendredi 23 octobre 2026, à l'hôtel Royal Hideaway de Casablanca, l'Association des Femmes Chefs d'Entreprise du Maroc (AFEM) a rendu publique sa vision stratégique intitulée « AFEM 2030 ». Présentée par la présidente nationale, Chaibia Balbzioui Alaoui, cette feuille de route fixe les orientations de l'association pour la période 2026‑2029 et pose trois priorités : promouvoir l'entrepreneuriat féminin, renforcer la compétitivité des entreprises dirigées par des femmes et consolider leur contribution au développement économique national.
L'AFEM articule son projet autour de leviers concrets. Le premier point d'appui est le financement : accompagner les entrepreneures pour qu'elles puissent franchir des étapes cruciales de croissance, accéder à des prêts adaptés ou nouer des partenariats qui favorisent l'investissement. Le deuxième axe est la transformation numérique, avec un accent particulier sur l'intelligence artificielle que l'association entend aider ses membres à intégrer dans leurs services et processus. Enfin, l'ouverture à l'export — et plus spécifiquement vers les marchés africains — figure comme un vecteur essentiel pour accroître la taille et l'influence des entreprises féminines marocaines.
Des actions au-delà de l'accompagnement économique
Au-delà des mesures purement économiques, l'AFEM prévoit de renforcer sa présence institutionnelle et sa communication afin de porter la voix des femmes entrepreneures auprès des décideurs et du grand public. L'association souhaite par ailleurs élargir son ancrage dans les territoires, pour toucher les dirigeantes en région et faciliter l'accès aux ressources locales.
- Financement et partenariats : appuyer les entreprises féminines pour franchir des caps de développement.
- Transformation numérique et IA : former et intégrer les outils numériques afin d'améliorer compétitivité et innovation.
- Export : cibler les marchés africains pour ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises dirigées par des femmes.
- Durabilité et économie sociale : intégrer les enjeux de développement durable et de l'économie sociale et solidaire dans les stratégies entrepreneuriales.
- Renforcement de la présence territoriale : multiplier les actions locales pour toucher un plus grand nombre d'entrepreneures.
La feuille de route souligne aussi la volonté d'AFEM de ne pas se limiter à l'accompagnement technique : l'association veut accroître son influence institutionnelle et sa visibilité médiatique afin de peser sur les politiques publiques et d'améliorer les conditions-cadres pour les femmes chefs d'entreprise.
Quels impacts pour les entrepreneures ?
Pour les dirigeantes visées par ce plan, AFEM 2030 signifie un bouquet d'opportunités : accès à des formations en numérique et IA, mise en relation avec des partenaires financiers, dispositifs d'appui à l'export et actions de visibilité. Ces outils peuvent aider des entreprises à passer d'une taille micro ou locale à une échelle nationale ou internationale. L'accent sur la durabilité et l'économie sociale promet, par ailleurs, d'ouvrir des pistes pour des modèles d'affaires plus résilients et inclusifs.
Cependant, la réussite de la stratégie dépendra de sa mise en œuvre opérationnelle : ressources mobilisées, partenariats publics‑privés, et capacité à toucher les entrepreneures hors des grandes villes. Le calendrier annoncé couvre 2026‑2029 : les résultats concrets seront à suivre au fil des années.
Contexte régional et coopération
L'orientation vers l'export africain s'inscrit dans une logique régionale déjà observée chez plusieurs acteurs économiques et sociaux. Faciliter l'accès aux marchés voisins peut multiplier les opportunités commerciales, tout en renforçant les réseaux professionnels transfrontaliers entre entrepreneures. L'accent mis sur l'IA et la transformation numérique répond aussi à une nécessité partagée : rester compétitive dans un environnement où la tech et l'innovation structurent l'accès aux marchés.
Pour toute question de santé, juridique ou financière liée à la création ou au développement d'entreprise, il est recommandé de consulter un professionnel adapté (conseiller en création d'entreprise, expert‑comptable, avocat ou organisme d'accompagnement).