En France, les violences au sein du couple ont provoqué 136 décès en 2025, selon une étude analysée par Le Figaro. Cela représente, en moyenne, une personne morte tous les trois jours. Le nombre est légèrement inférieur à celui relevé en 2024, avec 138 décès, mais il reste suffisamment élevé pour rappeler la place des violences conjugales dans les morts violentes recensées dans le pays.
Des victimes majoritairement féminines
La répartition entre les victimes et les auteurs fait apparaître une forte asymétrie. En 2025, 82 % des personnes décédées étaient des femmes. Dans le même temps, 82 % des auteurs étaient des hommes : l’étude comptabilise 112 auteurs hommes et 24 femmes auteurs. Ces données décrivent les faits enregistrés dans le cadre d’une relation affective et ne réduisent pas les violences conjugales à un seul scénario, mais elles montrent que les femmes restent très majoritairement exposées aux issues les plus mortelles.
| Données 2025 | Chiffres |
|---|---|
| Décès liés aux violences au sein du couple | 136 |
| Victimes femmes | 82 % |
| Auteurs hommes | 82 % |
| Auteurs hommes recensés | 112 |
| Auteures recensées | 24 |
Une part importante des homicides
Les morts violentes commises dans le cadre du couple représentent 16 % des 831 homicides non crapuleux et des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner recensés en France en 2025. La catégorie des homicides non crapuleux désigne ici les faits commis en dehors d’un vol. Autrement dit, les décès liés à une relation de couple constituent une part importante des morts violentes étudiées, au-delà des seuls chiffres qui leur sont habituellement consacrés.
Le suicide de l’auteur après les faits
L’étude relève également qu’un auteur sur cinq se suicide après avoir tué son ou sa partenaire. Si les tentatives de suicide sont ajoutées aux suicides, un auteur sur trois a mis fin à ses jours ou a tenté de le faire après les faits. Ces éléments ne changent rien à la responsabilité de l’auteur et ne doivent pas masquer la personne victime. Ils décrivent toutefois une conséquence régulièrement associée à certains passages à l’acte mortels au sein du couple.
Les tentatives d’homicide également comptabilisées
Les décès ne représentent qu’une partie des violences les plus graves. En 2025, 445 tentatives d’homicide ont été recensées dans le cadre conjugal, sur 4 365 tentatives d’homicide enregistrées au total. La proportion est estimée à environ 10 %. Ces chiffres concernent les faits enregistrés et ne permettent pas, à eux seuls, de mesurer toutes les violences subies au sein des relations, notamment celles qui ne donnent pas lieu à un dépôt de plainte ou à une procédure judiciaire.
Face à des violences conjugales, le 3919, service national d’écoute « Violences femmes info », est gratuit et anonyme. En cas d’urgence immédiate, il faut appeler le 17.