La santé mentale pourrait-elle bénéficier d’un effort national comparable à celui mobilisé dans d’autres grandes politiques de santé ? C’est l’ambition défendue par Psychodon. À l’occasion du forum national de la santé mentale, organisé les 18 et 19 octobre à Cannes, l’association a publié un ouvrage proposant un ensemble de vingt mesures et un financement de près de 15 milliards d’euros sur cinq ans.
Un projet porté par une association, pas encore une décision publique
Le document présenté par Psychodon constitue une proposition de politique publique. Il ne s’agit ni d’un budget adopté ni d’un plan gouvernemental annoncé. L’association avance toutefois une méthode de gouvernance et une programmation financière destinées à structurer les réponses en santé mentale sur l’ensemble du territoire. La publication intervient dans un contexte où l’accès aux soins, la prévention et l’accompagnement des personnes en souffrance psychique restent au cœur des préoccupations du secteur.
Parmi les pistes mises en avant figure la création de 101 centres médico-psychologiques pivots. Ces établissements auraient vocation à jouer un rôle structurant dans l’organisation territoriale des soins, selon les éléments rapportés par Hospimedia. Le texte collectif entend ainsi renforcer les points d’appui disponibles pour les personnes qui ont besoin d’une évaluation, d’un accompagnement ou d’une orientation.
Prévenir, soigner et mieux coordonner
Le projet ne se limite pas à une question de financement. Les vingt propositions s’accompagnent d’une réflexion sur la gouvernance du système de santé mentale. Cette approche met en avant la nécessité de mieux articuler les différents acteurs concernés : structures de soins, professionnels, institutions et personnes directement touchées par les troubles psychiques.
| Éléments annoncés | Données |
|---|---|
| Propositions | 20 |
| Financement envisagé | Près de 15 milliards d’euros |
| Durée du plan | 5 ans |
| Centres médico-psychologiques pivots proposés | 101 |
Pour les femmes comme pour les hommes, les difficultés psychiques peuvent affecter la vie professionnelle, les relations, la parentalité et la santé physique. Mais les informations publiées par Hospimedia ne détaillent pas de mesures spécifiquement consacrées aux femmes. Il serait donc prématuré d’attribuer à ce projet des effets particuliers selon le sexe ou de présenter ses propositions comme déjà mises en œuvre.
La publication de Psychodon ouvre surtout une discussion sur les moyens accordés à la santé mentale et sur la manière de les répartir. La concrétisation d’un tel plan dépendrait de décisions publiques ultérieures, de son financement effectif et de l’organisation retenue dans les territoires. En attendant, toute personne confrontée à une souffrance psychique persistante peut en parler à un médecin, un psychologue ou un autre professionnel de santé, afin d’être orientée vers un accompagnement adapté.