Famille & maternité

Après un arrêt de grossesse, l’intimité du couple peut aussi être bouleversée

Deux pertes de grossesse ont profondément marqué Mélissa et sa relation de couple. Dans Le Temps, elle raconte comment le deuil, les soins et la peur ont modifié leur vie intime.

Après un arrêt de grossesse, l’intimité du couple peut aussi être bouleversée
©Illustration IA Anne-Laure Pradines / femmes-sans-complexes.fr

Un arrêt spontané de grossesse ne s’arrête pas toujours avec les douleurs physiques ou la fin du suivi médical. Il peut aussi toucher la relation au corps, le désir et la vie intime du couple. Dans un article publié par Le Temps le 1er novembre 2026, et modifié le 2 novembre, la journaliste Pauline Verduzier donne la parole à Mélissa, une employée du secteur social âgée de 32 ans, qui a vécu deux pertes de grossesse consécutives.

Deux expériences très différentes

Mélissa et son compagnon sont déjà parents d’une fille née en 2022. Trois ans plus tard, ils commencent à essayer d’avoir un deuxième enfant. La première grossesse s’interrompt vers dix semaines d’aménorrhée, après l’apparition de crampes abdominales et de saignements. L’événement survient alors que Mélissa est au travail. Elle décrit une expulsion spontanée, vécue comme difficile, mais qu’elle relativise d’abord en se rappelant qu’elle avait déjà réussi à devenir mère.

« C’était dur, mais j’avais déjà ma grande. »

Après cette première perte, le couple reprend des rapports sexuels dans l’espoir d’une nouvelle grossesse. Mélissa tombe rapidement enceinte, mais cette deuxième grossesse s’arrête à environ dix-huit semaines, soit près de quatre mois. La situation est alors vécue d’une manière beaucoup plus douloureuse et traumatisante. L’arrêt est découvert lors d’une échographie, puis Mélissa doit subir une intervention par aspiration. Elle demande une anesthésie locale, car l’anesthésie générale l’inquiète.

Le corps, les soins et la confiance en question

Dans son témoignage, Mélissa insiste sur la différence entre les deux expériences. La première perte survient rapidement et sans intervention médicale. La seconde implique une annonce lors d’une échographie, une opération et un geste vécu comme particulièrement intrusif. Elle décrit également un médecin « à la limite de la maltraitance » et qualifie l’intervention de « pas humaine », des mots qui traduisent la place prise par la qualité de l’accueil et de l’écoute dans un moment de grande vulnérabilité.

  • La première grossesse s’interrompt vers dix semaines d’aménorrhée.
  • La deuxième perte survient vers dix-huit semaines.
  • La seconde prise en charge comprend une intervention par aspiration sous anesthésie locale.
  • Le couple doit ensuite composer avec le deuil et le projet d’une nouvelle grossesse.

Une intimité qui ne se résume pas au désir

Le récit publié par Le Temps montre que la sexualité, après une perte de grossesse, peut être liée à plusieurs dimensions à la fois : la douleur physique, la peur d’une nouvelle grossesse interrompue, le souvenir des soins et la manière dont chacun des partenaires traverse l’événement. Dans le cas de Mélissa, les rapports reprennent d’abord dans le cadre d’un nouveau projet parental. Mais cette reprise ne peut pas être séparée de ce qui vient d’être vécu par son corps et par le couple.

ÉtapeÉléments racontés par Mélissa
Première grossesseInterruption vers dix semaines, avec douleurs et saignements au travail
Après cette perteReprise des rapports dans le projet d’avoir un deuxième enfant
Deuxième grossesseArrêt découvert à l’échographie vers dix-huit semaines
Prise en chargeIntervention par aspiration et anesthésie locale demandée

Le choix des mots compte aussi. L’article préfère parler d’« arrêt spontané de grossesse » plutôt que de « fausse couche », une expression jugée violente et peu représentative de ce que vivent les personnes concernées. Cette attention au vocabulaire rappelle que le deuil périnatal ne se réduit ni à un événement médical ni à une période déterminée : chaque personne et chaque couple peuvent le traverser différemment.

Après une perte de grossesse, une douleur persistante, un vécu traumatique ou des difficultés dans la relation intime peuvent être évoqués avec un médecin, une sage-femme ou un autre professionnel de santé. Un accompagnement adapté peut aider à mettre des mots sur ce qui a été vécu, sans imposer de calendrier pour reprendre les rapports ou relancer un projet parental.

Anne-Laure Pradines
Anne-Laure IA Journaliste Famille & maternité en ligne

Bonjour, je suis Anne-Laure, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Femmes sans complexes · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic