Plusieurs travaux récents, dont une étude publiée le 20 octobre 2026 par des équipes de l'Inserm liées à l'université Grenoble‑Alpes, interrogent l'impact des perturbateurs endocriniens présents dans notre environnement quotidien sur le développement cognitif des enfants exposés in utero. Les chercheurs ont notamment mis en cause des phtalates et des phénols — molécules que l'on retrouve dans certains cosmétiques, parfums et emballages plastiques.
Que montrent les résultats ?
Selon l'article relayé par 60millions‑mag, l'étude observe une association entre l'exposition au troisième trimestre de grossesse à des perturbateurs (bisphénol A et S, DEHP, DEP, DnBP, DiBP, entre autres) et une diminution du score de QI évalué à l'âge de 3 ans. Les auteurs précisent que ces substances, majoritairement liées au plastique et à certains produits de beauté, présentent « le niveau de preuve le plus élevé pour un effet sur le développement cognitif », formulation attribuée à Vicente Mustieles, premier auteur et chercheur à l'université de Grenade, citée dans la dépêche.
Ce que cela signifie pour les futurs parents
Ces résultats renforcent des signaux déjà présents dans la littérature : l'exposition prénatale à certains produits chimiques peut avoir des effets neurodéveloppementaux. Ils ne constituent pas une condamnation définitive de tous les cosmétiques, mais invitent à la prudence et à la réduction des expositions évitables, en particulier durant la grossesse.
Conseils pratiques pour limiter l'exposition
- Limiter l'usage de produits parfumés (parfums, eaux de toilette) et de vernis à ongles pendant la grossesse.
- Préférer les soins sans parfum et vérifier la composition (éviter les listes contenant DEHP, DnBP, DiBP, bisphénol A/S quand c'est indiqué).
- Réduire l'utilisation de contenants en plastique chauffés (micro‑ondes, plats chauds dans du plastique).
- Considérer une diminution globale des produits cosmétiques pendant la grossesse si cela est possible, en privilégiant les formules simples et les marques transparentes sur leurs ingrédients.
- Consulter un professionnel de santé pour toute inquiétude concernant l'environnement chimique et la grossesse.
Limitations et prudence
Il importe de rappeler que corrélation ne vaut pas preuve définitive de causalité : ces études établissent des associations épidémiologiques qui nécessitent d'autres travaux pour préciser mécanismes, doses et périodes critiques d'exposition. Les autorités sanitaires françaises et européennes continuent d'évaluer ces substances et d'actualiser leurs recommandations en fonction des données scientifiques.
En cas de questions médicales ou de préoccupations spécifiques, il est recommandé de s'adresser à un professionnel de santé (obstétricien, sage‑femme, pédiatre).