Deux femmes et deux hommes ont comparu mardi 27 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Tous sont poursuivis pour proxénétisme et soupçonnés d’avoir exploité sexuellement plusieurs femmes, parmi lesquelles des mineures. Les prévenus, âgés d’une vingtaine d’années, contestent ou doivent encore répondre individuellement aux faits qui leur sont reprochés. Aucune condamnation n’a été prononcée à ce stade.
Une enquête ouverte après la fugue d’une adolescente
L’enquête avait commencé en 2024, après la fugue d’une adolescente en Île-de-France. Sa mère avait alerté les forces de l’ordre en indiquant que sa fille se prostituait avec quatre autres femmes. Les gendarmes avaient ensuite retrouvé la jeune fille dans un hôtel situé à Trignac, près de Saint-Nazaire.
Selon les éléments rapportés par Ouest-France et repris par La Nouvelle République, l’adolescente avait déclaré aux enquêteurs qu’elle se prostituait de son plein gré. Les investigations auraient toutefois établi qu’elle avait été orientée vers cette activité par deux femmes présentes dans l’hôtel. Ces dernières sont accusées d’avoir organisé les plannings des personnes prostituées et d’avoir apporté leur aide aux deux hommes également poursuivis.
Les deux femmes contestent les accusations
À l’audience, les deux prévenues, âgées de 21 et 23 ans, ont nié les faits de proxénétisme qui leur sont reprochés. Les deux hommes poursuivis, âgés de 24 et 26 ans, comparaissaient eux aussi dans ce dossier. Le tribunal doit examiner la responsabilité de chacun, alors que les faits évoqués concernent plusieurs villes et plusieurs victimes présumées.
- L’enquête a débuté après la fugue d’une adolescente en 2024.
- Les quatre prévenus sont poursuivis pour proxénétisme.
- Le dossier concerne plusieurs femmes, dont des mineures.
- La décision du tribunal est attendue le 10 novembre 2026.
Des réquisitions allant jusqu’à six ans de prison
La procureure de la République a demandé trois ans d’emprisonnement, dont 18 mois avec sursis, contre la prévenue la plus âgée. Pour la seconde femme, elle a requis un an et demi de prison avec sursis. À l’encontre des deux hommes, des peines comprises entre quatre et six ans de prison ont été sollicitées.
Ces demandes du parquet ne constituent pas une décision de justice. Le tribunal correctionnel rendra son jugement le 10 novembre 2026. D’ici là, les quatre personnes restent présumées innocentes. Le dossier rappelle néanmoins la particulière vulnérabilité des mineures confrontées aux réseaux de prostitution et la nécessité de les protéger, y compris lorsqu’elles disent initialement agir de leur plein gré.
En France, une personne confrontée à des violences sexistes ou sexuelles peut contacter le 3919, le numéro national « Violences femmes info », gratuit et anonyme. En cas de danger immédiat, il faut appeler le 17.