John Frieda est mort à l’âge de 75 ans, a annoncé l’équipe de son salon londonien sur Instagram. La disparition du coiffeur britannique, figure reconnue de la beauté, a été présentée comme paisible, alors qu’il se trouvait auprès de sa famille. Aucun détail supplémentaire sur les circonstances de son décès n’a été communiqué.
« John était bien plus qu’un mentor pour nous, il était une véritable icône du monde de la coiffure »
Ce message rend hommage à une carrière qui a largement dépassé le cadre du salon. John Frieda avait notamment coiffé Jackie Kennedy, la princesse Diana, Madonna, Mick Jagger, Twiggy et Nicole Kidman. Ces collaborations avec des personnalités issues de la mode, de la musique, du cinéma et de la famille royale britannique ont contribué à installer son nom dans l’imaginaire de la coiffure internationale.
Une carrière commencée dans le salon familial
Né en 1951, John Frieda a grandi dans un environnement où le métier se transmettait déjà au sein de la famille. Son père dirigeait un salon dans le quartier londonien d’Ealing. C’est à Londres qu’il fait ses premières armes, avant de travailler, dans les années 1970, pour de grands magazines de mode. Cette expérience l’a placé au contact d’une industrie où la coiffure participe pleinement à la construction d’une image, au même titre que le maquillage, les vêtements ou la photographie.
Après cette période dans la presse, il ouvre trois salons dans la capitale britannique. Il y propose également ses premiers produits capillaires. Son parcours raconte ainsi le passage d’un savoir-faire exercé directement sur les cheveux à une activité capable de toucher un public beaucoup plus large. La marque qui porte son nom deviendra ensuite l’un des prolongements les plus visibles de son travail.
| Étape | Éléments connus |
|---|---|
| Origines | Formation à Londres, dans le salon familial d’Ealing |
| Années 1970 | Travail pour des magazines de mode |
| Développement | Ouverture de trois salons londoniens |
| Beauté grand public | Création d’une société de produits capillaires éponyme |
Du geste professionnel aux produits capillaires
Dans les années 1990, son entreprise de soins pour les cheveux se fait connaître à l’échelle mondiale. La trajectoire de John Frieda illustre alors une évolution importante du secteur : les personnalités de la coiffure ne sont plus seulement identifiées à un lieu ou à une clientèle prestigieuse, mais peuvent aussi devenir les visages d’une expertise commercialisée sous leur propre nom. Pour le public, cette transformation rend accessibles, au moins dans le discours des marques, des codes jusque-là associés aux salons et aux célébrités.
Le coiffeur laisse derrière lui une image liée à la création, à la transmission et à l’entrepreneuriat dans la beauté. Au fil des décennies, ses ciseaux ont accompagné des styles portés par des femmes et des hommes très exposés médiatiquement, tandis que son nom s’est installé dans les rayons de produits capillaires. Ses équipes ont salué un mentor dont l’influence s’est exercée à la fois auprès de ses clients célèbres et des professionnels formés dans ses salons.