Le tribunal judiciaire de Digne-les-Bains a condamné, mardi 27 octobre 2026, un homme de 27 ans pour des violences conjugales commises envers sa compagne, âgée de 22 ans. D’après les informations rapportées par La Provence, les faits retenus recouvrent des violences physiques, verbales, psychologiques et économiques. La peine prononcée s’élève à deux ans d’emprisonnement, dont huit mois ferme.
Un contrôle qui s’étendait au quotidien
L’affaire a été portée à la connaissance des forces de l’ordre après une intervention sur le lieu de travail de la jeune femme, à Manosque. Cinq jours avant l’audience, elle avait alerté ses responsables sur le comportement de son compagnon, venu sur place avec leur bébé âgé de cinq mois. Peu auparavant, il lui aurait envoyé des menaces de mort par téléphone.
Les policiers ont alors découvert une femme décrite comme étant en grande détresse. Elle a relaté un quotidien marqué par des insultes, des menaces et une surveillance constante. Selon son récit, son compagnon lui aurait notamment interdit d’échanger avec d’autres hommes ou de se maquiller, tout en contrôlant ses déplacements et ses horaires professionnels. Ces éléments illustrent une emprise qui ne se limite pas aux violences physiques : l’isolement, la surveillance et la restriction de l’autonomie peuvent aussi participer à un système de violences conjugales.
- Menaces et insultes rapportées par la victime ;
- Surveillance des déplacements et du travail ;
- Interdictions concernant les relations sociales et l’apparence ;
- Violences économiques retenues par le tribunal.
Une peine assortie d’un suivi
À l’audience, le prévenu a reconnu l’envoi de messages injurieux et violents. Il a en revanche contesté les accusations de violences physiques et sexuelles. La procureure de la République a décrit la situation comme relevant du contrôle coercitif, une expression qui désigne l’installation progressive d’une domination sur la vie quotidienne, les relations et les choix de la personne.
« contrôle coercitif »
La peine comprend seize mois de sursis probatoire pendant trois ans. Le tribunal a également ordonné un suivi en addictologie et en psychiatrie. Il a par ailleurs prononcé le retrait de l’autorité parentale. Cette décision intervient alors que le couple a un enfant âgé de cinq mois. Les informations publiées ne précisent pas les modalités concrètes de cette mesure.
| Décision | Éléments publiés |
|---|---|
| Peine | 2 ans de prison, dont 8 mois ferme |
| Sursis probatoire | 16 mois pendant 3 ans |
| Mesures complémentaires | Soins en addictologie et en psychiatrie |
| Autorité parentale | Retrait prononcé par le tribunal |
Les violences conjugales peuvent prendre des formes multiples et s’installer par étapes. Les menaces, la surveillance, l’isolement ou le contrôle de l’apparence et du travail sont des signaux qui peuvent accompagner une situation de danger. Une personne concernée, ou un proche, peut contacter le 3919, numéro national de « Violences femmes info », gratuit et anonyme. En cas d’urgence immédiate, il faut appeler le 17.