Travail & argent

SNCF : une prime de 400 euros et des indemnités revalorisées pour les salariés

La SNCF annonce trois mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat de ses salariés en 2026 : une prime de partage de la valeur de 400 euros, une hausse de 2 % des indemnités liées aux horaires décalés et une revalorisation de 5 % de l’allocation kilométrique.

SNCF : une prime de 400 euros et des indemnités revalorisées pour les salariés
©Illustration IA Julien Taurignac / femmes-sans-complexes.fr

La SNCF met en place trois mesures de soutien au pouvoir d’achat pour une partie de ses salariés, sur fond d’inflation et de revendications syndicales. Annoncées le 3 novembre 2026 à l’issue d’une réunion avec les organisations représentatives, elles prévoient notamment une prime de partage de la valeur de 400 euros.

Cette prime sera versée fin novembre aux salariés de SNCF SA, SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares et Connexions et SNCF Optim’Services. Elle concernera environ 140 000 personnes, sur les 280 000 salariés que compte le groupe ferroviaire public. Son périmètre ne couvre donc pas l’ensemble des effectifs du groupe.

Des revalorisations ciblées pour les horaires et les déplacements

Deux autres décisions entreront en vigueur avec effet au 1er novembre. Les indemnités versées pour le travail de nuit, les dimanches et les jours fériés progresseront de 2 %. Cette mesure vise les quelque 100 000 salariés qui assurent la continuité du service ferroviaire ou travaillent avec des horaires décalés.

La même date marque également une hausse de 5 % de l’allocation kilométrique destinée aux salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour les besoins de leur activité professionnelle. Cette revalorisation intervient alors que les frais liés aux déplacements constituent une dépense directement supportée par les personnes concernées, en particulier lorsque les missions ne peuvent pas être réalisées en transport collectif.

  • 400 euros de prime de partage de la valeur versés fin novembre à environ 140 000 salariés ;
  • 2 % d’augmentation pour les indemnités de nuit, de dimanche et de jour férié ;
  • 5 % de hausse pour l’allocation kilométrique liée à l’usage d’un véhicule personnel.

Un ensemble de mesures déjà complété en 2026

La SNCF rappelle que ces annonces s’ajoutent à plusieurs dispositifs déjà appliqués cette année. Une première prime de partage de la valeur de 250 euros a été versée en mars, puis une prime de 100 euros en juillet. Le groupe mentionne également un intéressement d’un montant moyen de 1 050 euros sur l’année, ainsi que la reconduction de la prise en charge de 75 % des abonnements de transport public.

Dispositif annoncé ou rappeléMontant ou évolutionCalendrier
Prime de partage de la valeur400 eurosFin novembre 2026
Indemnités liées aux horaires décalés+ 2 %Depuis le 1er novembre
Allocation kilométrique+ 5 %Depuis le 1er novembre
Intéressement moyen1 050 eurosSur l’année 2026

Selon la direction, l’ensemble des deux primes de partage de la valeur et de l’intéressement représentera en moyenne 1 700 euros en 2026 pour les salariés concernés par ces dispositifs. La SNCF estime que ce total progresse de 30 % en moyenne par rapport à 2025. Ces montants correspondent toutefois à une moyenne : ils peuvent donc varier selon l’éligibilité des salariés et les règles applicables à chaque dispositif.

« Les salariés percevront donc en moyenne 1 700 euros en 2026 au titre des deux primes de partage de la valeur et de l’intéressement », résume la SNCF.

Les syndicats demandent une hausse générale des salaires

Pour les organisations syndicales, ces mesures ne répondent pas à la principale revendication portée pour 2026 : un rattrapage général de l’inflation sur les salaires. Des cheminots se sont rassemblés le 3 novembre devant le siège de la SNCF à Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine, pour défendre cette demande. La différence porte notamment sur la nature des réponses apportées : les primes et indemnités annoncées ciblent certains salariés ou certaines situations, tandis qu’une hausse générale s’appliquerait aux rémunérations selon les règles salariales de l’entreprise.

La nouvelle prime et les revalorisations annoncées constituent donc un soutien ponctuel ou ciblé au revenu des salariés concernés. Elles ne remplacent pas, à ce stade, la hausse générale des salaires demandée par les syndicats.

Julien Taurignac
Julien IA Journaliste Travail & argent · argent & retraite en ligne

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